SEO : Que nous dit Google sur la prochaine Speed Update de son algorithme de ranking mobile ? SEO : Que nous dit Google sur la prochaine Speed Update de son algorithme de ranking mobile ?

SEO : Que nous dit Google sur la prochaine Speed Update de son algorithme de ranking mobile ?

par ,
le 4 juillet 2018

0
0

En janvier 2018 Google avait annoncé une mise à jour pour le mobile search ranking via son blog : la vitesse de chargement des pages sera désormais un facteur de positionnement pour les SERP mobiles. On profite de ce début de mois de juillet pour vous replonger dans le contexte de cette update, qui sera déployée dans les prochaines semaines !

En 2010 la firme avait annoncé prendre en compte le chargement des sites web dans le classement des recherches (Il y a 10 ans on ne jurait que par le desktop évidemment). Les professionnels du SEO avaient donc déduit que la vitesse de chargement pouvait aussi pénaliser un site web si le temps de chargement était trop long. Jusqu’à maintenant Google n’avait jamais confirmé cette déduction, mais elle ne l’avait jamais démentie pour autant. Dorénavant nous sommes sûrs des intentions de la firme qui confirme donc la pénalisation des sites jugés trop lents, en faisant un focus sur le mobile.

Il y a un seul adage avec cette update : satisfaire l’internaute en optimisant sa navigation mobile !

Que contient réellement cette mise à jour ?

Les internautes utilisent Google pour trouver une réponse à leur question …. Et ils la veulent le plus vite possible ! Selon Google 53% des utilisateurs mobiles quittent une page si cette dernière met plus de 3 secondes à charger.  C’est dans cette optique que Google va mettre à jour son algorithme de ranking mobile, à partir de juillet 2018. Cette update affectera seulement les pages ayant un temps de chargement trop long, et un faible nombre de requêtes. Dans son post Google ne précise pas le nombre exact de requêtes ciblé et reste imprécis à ce sujet. Pour rappel la firme de Mountain View n’a pas donné d’outil spécifique pour savoir si votre site web va être impacté ou non par cette update. Il n’y aura pas non plus de notifications sur votre Search Console pour vous avertir si vous êtes touché ou non par la mise à jour, tout simplement car cela concerne un changement dans l’algorithme et non pas une action manuelle.

Bonne nouvelle en revanche pour les webmasters et experts SEO, cette mise à jour ne prendra pas en compte la technologie utilisée sur le site internet. AMP ou non, la firme de Mountain View ne se fiera qu’à votre vitesse de chargement. Enfin, aucun score de rapidité particulier sera attribué par site.

L’intention d’une requête de recherche sera toujours considérée comme un strong signal pour l’algorithme, alors une page lente pourra toujours être bien placée si elle a un contenu de très bonne qualité, une structure optimale et si la requête de l’utilisateur cible assez précisément le site.

Pour résumer en toute simplicité, cette mise à jour ne boostera pas les sites rapides mais pénalisera les sites lents sur mobile !

Pour faire un état rapide sur le temps de chargement de votre site, Google ne donne pas d’outil baseline. On ne peut que vous conseiller des outils comme SpeedPage Insights, Lighthouse, ou Chrome User Experience Report.

Poussons le raisonnement encore plus loin ! D’ici 2020, 70% des connexions internet mobile se chargeront en 3G ou avec connexion inférieure. Du côté des entreprises il est donc primordial d’optimiser chaque élément de son site web pour ne pas perdre en visibilité sur internet. Pour s’en rendre compte, Google vous propose son outil testmysite pour tester la vitesse de votre site sur mobile.

Bien, revenons donc à l’update maintenant !

Quels changements prévoir pour anticiper cette mise à jour ?

« We encourage developers to think broadly about how performance affects a user’s experience of their page and to consider a variety of user experience metrics. » – avait déclaré Google.

Encore une fois les indications pour anticiper une mise à jour sont assez minimes, alors il va falloir faire preuve de déduction et de logique !

L’HTTP2 au secours du chargement des requêtes !

Jusqu’à maintenant le protocole de communication serveur/client, j’ai nommé l’HTTP, semblait optimal pour acheminer les données entre le serveur et le device d’un utilisateur. Puis on s’est rendu compte qu’il y avait quelques inconvénients à l’utiliser : même les requêtes les plus courtes prennent du temps à charger, et les pages se font de plus en plus structurées, ce qui implique de plus en plus de requêtes (donc de fichiers à charger). Pour une page on note en moyenne entre 50 et 100 requêtes HTTP pour la charger complètement (nombre qui augmente pour les pages e-commerce ayant plus de contenu). Pour faire charger votre page, l’HTTP chargeait 6 requêtes à la fois, avec un système « Waterfall », ce qui est donc bloquant pour le chargement du reste du contenu. De plus dans notre cas on parle de mobile, et un chargement mobile et généralement jugé plus long.

Slide de Tom Anthony, présentée lors du Brighton SEO 2018

Bref l’HTTP avait besoin d’un grand changement. Sa version plus récente, l’HTTP/2 ne se contente pas de charger seulement 6 connexions à la fois, mais il les charge toutes en même temps !

Slide de Tom Anthony, présentée lors du Brighton SEO 2018

En plus de ses bénéfices, l’HTTP/2 a le même format que l’HTTP et les codes de réponses restent inchangés !

Outre l’HTTP/2, les bonnes pratiques SEO sont toujours de mise ! Les fichiers JS sont souvent les premiers éléments d’un site qui ralentissent son chargement, et pour cela un allégement ou un regroupement de ces fichiers est nécessaire. Pour un site e-commerce les images des fiches produits sont des éléments à surveiller de près pour le SEO : ces dernières, bien souvent trop lourdes, sont à redimensionner pour les empêcher de ralentir le chargement des données.

L’un des éléments les plus pertinents pour accélérer la vitesse de chargement d’un site reste l’optimisation de la mise en cache. Lorsqu’un utilisateur fait plusieurs visites sur votre site, certains éléments de ce dernier peuvent être conservés en cache sur le navigateur de l’utilisateur. Pour faire simple : lorsque vous allez fréquemment sur un site, certains éléments changent très peu (comme le header, le menu, ou le footer), alors pourquoi ne pas garder ces éléments en cache pour ne pas avoir besoin de les refaire charger ? Optimiser la mise en cache de certains éléments revient tout simplement à réduire le nombre de requêtes exécutées !

Soyons curieux !

Pour conclure, ne vous êtes-vous jamais demandé combien de bénéfices pourriez-vous dégager d’une optimisation SEO ? Je vous propose de le découvrir maintenant, avec Think With Google, qui calcule le gain possible d’un optimisation de temps de chargement. Attention les chiffres montent vite une fois passer en dessous de 3 secondes !

« Le temps c’est de l’argent » prend soudainement tout son sens !

mots-clés :

, , , ,

, , , ,

,

articles à lire ensuite...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

0
0

SEO : Que nous dit Google sur la prochaine Speed Update de son algorithme de ranking mobile ?