Keynote sur l’UX Camp Europe 2013 Keynote sur l’UX Camp Europe 2013

Keynote sur l’UX Camp Europe 2013

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le 10 juillet 2013

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Il y a dix jours, s’est tenu à Berlin l’UX Camp Europe 2013, l’un des principaux rendez-vous des experts UX en Europe. Damien Devisme et moi-même y étions, nous vous livrons ici les idées clés des intervenants de quatre conférences qui nous ont particulièrement marqués.

« Design without critic » par Petr Stedry, UX Designer chez Good Data à Prague (@Vorkronor)

Critiquer, ce n’est pas seulement dire « j’aime » ou « je n’aime pas », c’est aussi et surtout dire « pourquoi ? » (j’aime ou je n’aime pas). Une critique riche et constructive s’appuie avant tout sur des arguments, pas tant des opinions. Avant de soumettre un livrable à critique :

  • ne perdez pas de vue qu’aucun design n’est parfait !
  • rédigez les partis-pris et prenez le temps de compiler les éléments qui permettent d’apprécier le contexte du projet (personas, scénarios utilisateurs…),
  • soignez le livrable pour le rendre accessible et compréhensible autant que possible (par votre client comme vos collègues).

Petr suggère également de faire évoluer les traditionnelles « soutenances » en « ateliers critiques », en amenant les clients à s’exprimer de façon aussi détaillée et objective que possible.

Pour ce faire : imprimez les wireframes / maquettes en autant d’exemplaires qu’il y a de participants présents à l’atelier et prévoyez pour chacun deux stylos : un vert et un rouge. Lors de l’atelier critique, le ou les designer(s) expose(nt) leurs créations avant de laisser la parole aux participants. Ces derniers sont alors invités à annoter les reproductions papiers des livrables : en vert ce qu’ils apprécient, et en rouge ce qu’ils désapprouvent. Dans les deux cas les participants doivent pouvoir argumenter leurs avis.

« Customer Journey Map » par Niels Anhalt, Director UX Consulting chez FatDUX à Cologne (@nielsa)

altima Antoine Blanchard User Experience

La « customer journey map » est utile pour comprendre et représenter une expérience utilisateur dans son intégralité. Voici les différentes étapes de la constitution d’une « customer journey map » :

  • choisir un persona,
  • établir petit à petit, sous forme d’une frise, les étapes clés de l’expérience utilisateur de ce persona,
  • identifier les différents points de contact avec l’interface,
  • identifier les instants clés où l’utilisateur a des choix à réaliser,
  • ajouter les besoins et attitudes les plus marqués de l’utilisateur aux différentes étapes clés,
  • enfin, identifier les problèmes et les opportunités puis les prioriser.

Les points clés de cette customer journey map sont alors consignés dans un canvas (à gauche) avant d’être retranscrites sous forme d’une phrase de synthèse (à droite).

altima antoine blanchard ergonomie

« Buttons suck » par Petr Kosnar, Design Engineer à l’Université de Technologies d’Eindhoven (@faxecz)

Pourquoi utilisons-nous des boutons dans les interfaces que nous concevons ?

  • parce qu’ils sont bien connus et utilisés dans le monde physique,
  • c’est ainsi que les hommes interagissent avec les machines,
  • c’est un modèle mental clair,
  • tous les designers le font !

Seulement, les interfaces de demain seront plus intelligentes et se passeront de boutons :

  • elles permettront un vrai dialogue avec les utilisateurs,
  • elles reconnaitront les particularités des utilisateurs,
  • elles refléteront leurs besoins, leurs caractères…
  • elles offriront des contenus personnalisés à chacun.

Aussi, anticipons ces changements en agissant dès aujourd’hui :

  • ne nous limitons pas aux anciens éléments d’interfaces utilisateurs,
  • ayons en tête les possibilités des nouvelles interfaces (tactiles notamment) et utilisons-les !
  • commençons par penser les comportements de nos interfaces avant de chercher à matérialiser les éléments qui les composent,
  • personnalisons nos interfaces et nos interactions,
  • enfin, pensons à demain, aux évolutions à venir.

Le support de cette présentation est consultable sur SlideShare.

 

« Designing for multilingual websites » par Gunnar Bittersmann, Web Developer à Berlin (@g16n) et Remy Blaettler, cofondateur de SuperText à Zurich (@swissghostrider)

Concevoir un site multilingue amène à se poser deux questions : quelle est la localisation des utilisateurs ? Quelle langue parlent-ils ?

Idéalement, les utilisateurs d’un site multilingue doivent pouvoir choisir distinctement leur pays d’origine et leur langue. Afficher différents pictogrammes de drapeaux sur un site est une fausse bonne idée. Rien n’indique qu’un simple drapeau réfère aux choix de la langue ou au choix du pays de l’utilisateur.

Le site de la compagnie aérienne Emirates est un bon exemple de site multilingue selon Gunnar. Dans le header, l’utilisateur peut choisir son pays et sa langue via un layer de navigation accessible depuis un bouton représentant une carte du monde miniature. Par ailleurs, à tout moment l’utilisateur peut changer sa langue (une ou deux langues locales et l’anglais systématiquement proposé) sans même repasser par ce layer de navigation.

La vidéo de cette présentation filmée est consultable sur Viméo.

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