Les cercles sociaux au centre de Google Plus

Les cercles sociaux au centre de Google Plus

par ,
le 6 juillet 2011

0
0

Social CirclesCet article, a pour objectif de présenter le point de vue de Paul Adams, qui a joué un rôle central dans la conception d’applications sociales chez Google, dont Google Plus, jusque 2010. Il a depuis rejoint Facebook.

Sur Facebook, nous avons généralement un grand nombre d’amis en relation. Ces amis peuvent être d’origines différentes (amis d’enfance, collègues, famille, camarades de promotions, partenaires de clubs sportifs….). Nous avons tous des groupes indépendants d’amis. Ces groupes sont ce que l’on appelle des cercles sociaux.

Nous avons en général entre 4 et 6 cercles sociaux, composés chacun de 2 à 10 amis. Sur Facebook, la plupart du temps, les personnes présents dans vos cercles sociaux, ne sont pas réellement vos amis.

Il existe différents types de lien entre personnes. Les vrais amis sont appelés « connecteurs forts » ou « liens forts« . Les américains ont entre deux et six connecteurs forts (en moyenne 4). Les « liens forts », ce sont les gens que vous fréquentez régulièrement, à qui vous téléphonez, avec qui vous sortez, avec qui vous jouez en ligne…

Sur Facebook, les internautes ont en moyenne 130 « amis », mais n’interagissent en moyenne qu’avec 4 à 6 personnes.

C’est probablement avec ces connecteurs forts que :

  • vous jouez en ligne
  • téléphonez
  • conversez sur Skype

Et ce sont, ces connecteurs forts qui vous influencent le plus.

Les connecteurs faibles ou liens faibles sont des personnes que l’on voit relativement peu. Ce sont les amis des amis, vos collègues…

Notre cerveau ne peut gérer que 150 connecteurs faibles, pourtant sur Facebook, beaucoup de personnes ont plus de 150 connecteurs.

Les réseaux sociaux ne nous aident pas nécessairement à créer davantage de connecteurs. Ils rendent ces connecteurs plus visibles. Par ailleurs, ils nous permettent de reprendre contact plus facilement avec des connecteurs faibles.

Mais, il n’y a pas que des connecteurs forts et des connecteurs faibles. Il y a également les connecteurs temporaires (les personnes qui répondent à votre question sur un forum, qui commentent votre vidéo sur Youtube, qui ont acheté votre produit sur eBay…). Il est important de créer un climat de confiance avec ces liens temporaires. S’agit t’il de vrais profils ? Ne s’agit t’il pas du marchand qui a commenté lui même son produit sous un faux profil ? Cette personne a t’elle déjà acheté sur eBay ? Les vendeurs en sont ils satisfaits ?

Pour Paul Adams, quand on conçoit une application sociale, il est important de savoir à quel type de connecteur on s’adresse. Il ne faut pas essayer de concevoir une application qui exploite tous les types de lien. Il faut définir vers quel type de connecteur l’application s’oriente en priorité, et se concentrer essentiellement sur celui-ci.

Lorsque via Facebook, nous commentons ou apprécions une page, l’ensemble de nos cercles sociaux en est alerté. Quelque soit leur âge, ou la nature du lien qui vous unit. Certes, certaines fonctionnalités (groupes, listes… existent sur Facebook). Mais en général, la communication se fait de manière globale.

Google Plus permet aux internautes de définir intuitivement des cercles (amis, collègues, famille, adhérents du club de sport….), et de s’adresser exclusivement à certains d’entre eux. De la sorte, Google espère que les internautes vont pouvoir communiquer plus ouvertement, sans peur de divulguer publiquement leur vie privée.

Je vous suggère vivement de consulter ce document de Paul Adams. Il est certain que les études de Paul Adams ont très fortement orientées Google Plus.

mots-clés :

, ,

articles à lire ensuite...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

0
0

Les cercles sociaux au centre de Google Plus