Conférence Google : le SEO en 2018 Conférence Google : le SEO en 2018

Conférence Google : le SEO en 2018

par ,
le 7 décembre 2017

1+
0

Ce matin du 1er décembre 2017 se tenait dans les locaux Google à Paris, une conférence dédiée au SEO en 2018, animée par Vincent Courson. La team seo altima° était au rendez-vous et nous vous révélons les axes majeurs en 2018 vus par Google !

Le passage au Mobile First Index, toujours plus d’AMP et des actions prévues concernant les données structurées.

La conférence s’est conclue avec la présentation d’une nouvelle version de l’outil Google Search Console et une phase de questions-réponses.

Le passage au Mobile First Index

 

Il y a un peu plus d’un an, Google annonçait l’arrivée du Mobile First Index. Le mobile est désormais un facteur très important de croissance pour les sites, Google décide alors d’indexer et de présenter dans ses résultats de recherche, les versions mobiles des sites plutôt que les versions desktop comme proposé actuellement.

On rencontre 3 types de gestion de site sur mobile :

  • Une seule version du site en responsive design (une seule url et une seule base de code avec un redimensionnement automatique du contenu pour que celui-ci s’adapte à l’écran utilisé)
  • La diffusion dynamique (solution à mi-chemin entre les deux autres : une même url mais un contenu qui diffère selon le support utilisé par l’internaute)
  • Des urls séparées pour la version desktop (en www.) et la version mobile (en m.)

Vincent nous annonce clairement la préférence de Google pour le responsive web design, celui-ci permet de proposer le même contenu aux utilisateurs qu’ils soient sur mobile, desktop ou tablette. Malgré une mise en place qui peut être assez complexe, la maintenance est en revanche plus facile.

Quelques conseils pour qu’un site soit fin prêt pour le Mobile First Index :

  • Présenter le même contenu primaire sur desktop et mobile. Certaines versions mobiles manquent parfois de données versus la version desktop, il faut alors s’attacher à proposer deux versions identiques.
  • Les meta data (title, meta description) et les données structurées doivent aussi être présentes. Sans surprise, si celles-ci ne sont pas présentes sur la version mobile, elles ne s’afficheront plus dans les pages de résultats ce qui pourra desservir le site.
  • Le hreflang doit être en place sur toutes les versions du site.
  • Google ne recommande pas de modifier le rel=canonical, l’algorithme sera capable de comprendre quelle version a quelle utilité de lui-même. Il n’est donc pas demandé d’inverser vos canonicals desktop et mobile.
  • Optimiser votre version mobile pour le crawl budget : dorénavant dans l’outil « explorer comme Google » de Search Console, choisissez « mobile » et veillez bien à ce que vos serveurs soient prêts.

Enfin, les équipes Google expliquent que la mise en place du Mobile First Index peut s’avérer complexe. Ils veillent à ce que les sites ne subissent pas de perte de qualité. Ainsi, nous n’assisterons pas à une mise à jour à un instant t mais à une mise en place progressive qui devrait être visible en interne côté Google.

Toujours plus d’AMP

 

L’AMP (Accelerated Mobile Pages) est une technologie open source proposée par Google qui permet de créer des pages web dont le rendu est très rapide. Elle est basée sur 3 éléments :

  • AMP HTML
  • AMP JS
  • Google AMP Cache

Actuellement, plus de 4 milliards de pages sont publiées au format AMP dans le monde et ce par environ 25 millions de domaines différents.

A ses débuts, L’AMP s’appliquait aux sites éditoriaux et aux blogs (qui peuvent s’ils le souhaitent passer en full AMP sans nécessairement recourir à des pages canoniques), aujourd’hui les sites e-commerce peuvent à leur tour bénéficier des avantages de l’AMP. On peut donner autant de choix, d’interactions possibles à l’internaute que sur une page dite « classique ».

Google propose des features de plus en plus poussées sous AMP, quelques exemples :

  • <amp-carousel>

  • <amp-position-observer>

  • <amp-story> (plus expérimental que les précédents) : nouveau format de visuel dédié au storytelling
  • Etc.

Toutefois, la monétisation reste compliquée. Toutes les features proposées ne sont pas encore au point mais les efforts,  pour les améliorer sont constants.

Google choisit de se concentrer sur un grand principe : faire en sorte que les utilisateurs puissent trouver le même contenu et effectuer les mêmes actions sur les pages AMP que sur les pages canoniques correspondantes.

Prenez garde à respecter ce principe dès le 1er février 2018. Google lancera des actions manuelles contre les sites dont le contenu AMP ne serait pas identique à la version canonique. Cela ne signifie pas que le site sera déclassé, en revanche la page AMP n’apparaîtra plus dans les résultats et laissera place à la version canonique.

Concernant le netlinking, Google identifiera la version AMP et la version canonique du site comme une seule et même entité et pourra faire bénéficier ainsi de tout le potentiel transmis par les liens externes aux pages AMP.

Petits tips : vous pouvez trouver un guide AMP made by Google libre et très complet ici.

Données structurées

 

Les données structurées sont des éléments à ajouter dans le code de vos pages qui vont permettre d’indiquer à Google des informations spécifiques, dans un format qu’il comprend. Cela lui permettra d’afficher dans ses pages de résultats des informations supplémentaires qui pourront augmenter votre taux de clic.

Exemple : en ajoutant des données structurées dans les pages de recette, on peut indiquer dans les SERP la note donnée par les internautes, le temps nécessaire pour la réalisation de la recette, etc.

Les données structurées sont désormais une technologie standard : en 2010 le balisage schema.org était employé par moins de 100K sites, en 2015 c’est 30% des pages qui l’utilisent.

De cette démocratisation découle de plus en plus d’abus : par exemple le balisage évènement est parfois utilisé pour mettre en avant des promotions et non des évènements.

Pour ces cas, Google a commencé à mettre en place des actions manuelles et continuera sur cette voie en 2018. Là encore, pas de disparition des résultats mais suppression des données structurées.

Les évolutions de Google Search Console

 

En 2018, Google prévoit de proposer une nouvelle version de la Search Console. Nous avons eu lors de cette conférence une présentation de cette nouvelle version en beta avancée.

Cette version devrait être beaucoup plus mobile-friendly. Son utilisation évolue un peu : l’idée est de vraiment accompagner le propriétaire du site dans la résolution des erreurs présentes surce dernier, les mettre en avant, lui permettre de les corriger et d’en avertir Google pour un nouveau passage sur son site.

La 1ère info que l’on a en accédant à son compte sera l’évolution du nombre de clic et 3 rapports directement à disposition :

  • Couverture de l’index
  • Pages AMP
  • Offres d’emploi

De nombreux autres rapports seront aussi disponibles comme par exemple le rapport de performance qui reprend notamment les données disponibles actuellement dans la partie ‘trafic de recherche’. Le plus de cette nouvelle version ? Nous aurons désormais 12 mois d’historique sur les données quand nous n’avons que 3 mois actuellement.

Rapport couverture de l’index

Nous aurons notamment la possibilité de voir les pages exclues de l’index par Google et plus précisément la raison pour laquelle celles-ci ont été exclues : par exemple, Google précisera « url envoyée mais en noindex » ou encore « url envoyée mais bloquée au robots.txt ». On y voit aussi l’état des sitemaps envoyés.

Rapport pages AMP

On retrouve ici la même logique que pour le rapport de couverture de l’index : à nouveau on peut voir les pages en erreur, les pages dont le contenu n’est pas le même sur la version AMP et la version canonique associée, etc.

Lorsque l’on a corrigé un problème, on a la possibilité d’en informer Google qui étudiera les 3 premières urls de la liste concernée par le problème. Si celui-ci est réglé, les pages seront renvoyées à l’indexation.

Derniers points à noter :

  • Les rapports pourront être partagés à des personnes externes qui n’ont pas elles-mêmes la propriété du compte.
  • La limite de 1000 urls par rapport reste effective.
  • Concernant la recherche vocale, les équipes Google sont en cours de réflexion sur un rapport dédié à cela dans Search Console.
  • Il n’est pas prévu pour l’instant que la recherche locale soit intégrée aux divers rapports disponibles dans l’outil.

Google espère pouvoir lancer cette nouvelle version de Search Console durant la première moitié de l’année 2018, il faudra attendre une communication officielle sur le blog à ce sujet !

En guise d’ouverture

 

D’autres sujets seo ont été abordés au cours de questions-réponses, c’est le cas notamment des feature snippets, fonctionnalités encore en test chez Google (mode de présentation des résultats qui consiste à présenter dans un cadre une partie ou la totalité de la réponse correspondant à la requête de l’internaute).

Depuis très peu de temps sont aussi testés dans les résultats de recherche les « People Also Ask » ou « Autres Questions Posées ». Ils permettent de proposer à l’internaute des questions similaires avec par exemple des synonymes qu’on ne pourrait pas proposer via l’auto-complétion. Ceux-ci se trouvent dans un petit cadre au sein de la SERP et proposent d’afficher les réponses via de petits menus déroulants.

Mais comme souvent, Google reste évasif quant aux critères qui permettent de positionner son site à ces emplacements précis.

A suivre en 2018 !

 

mots-clés :

, , , ,

, , , ,

articles à lire ensuite...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

1+
0

Conférence Google : le SEO en 2018