Blend Web Mix, on vous dit tout  – Part I Blend Web Mix, on vous dit tout  – Part I

Blend Web Mix, on vous dit tout – Part I

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le 2 décembre 2016

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Le BlendWebMix, c’est 2 jours de conférences, workshops et rencontres dédiées au web à Lyon et altima° y était 🙂 Avec Romain (Lead technique Symfony), Anne-Laure (Directrice Adjointe) et Elodie (UX designer)

Pour cette édition 2016, l’évènement a regroupé plusieurs thématiques mixant le business, la technique et le design: entreprenariat, réalité virtuelle, sécurité, optimisation de la conversion, agilité, …Voici en quelques lignes ce que nous avons retenu.

– JOUR 1 –

Le design pour l’inconscient par Gilles Demarty

La mise à jour d’iOS pour déverrouiller votre écran continue de vous perturber ? Vous éteignez la lumière mais une fois sorti de chez vous, vous n’êtes plus sûr de l’avoir fait ? La conférence de Gilles Dermarty peut vous donner un début d’explication.

Les actions que nous faisons font intervenir l’inconscient ou le conscient.
Le conscient s’applique sur de nouvelles actions. Notre attention se concentre sur un élément et enregistre ce que nous apprenons. Plus on est stressé dans cette phase (ex : erreur lors du remplissage d’une nouveau formulaire), plus notre champ d’attention se rétrécit (ex :  l’importance d’afficher un message d’erreur proche de la zone à corriger). Parfois nous atteignons l’état de flow : c’est un état d’hyper-concentration qui permet de surperformer.

Plus nous faisons ces actions, plus elles vont être faites de notre côté inconscient (ex : les acquis à la naissance, la conduite après plusieurs mois, etc.). Cet état d’inconscient est moins fatiguant pour les utilisateurs, d’où l’importance de créer la même expérience pour un même élément. Il est beaucoup plus difficile de désapprendre une habitude (ex : bouton de déverrouillage du nouvel iOS).

Dans nos interface, nous pouvons mélanger le conscient et l’inconscient (appelé l’effet Stroop) grâce à des technologies calmes. Celles-ci n’attirent pas trop l’attention de l’utilisateur et lui permette d’apprendre sans trop de concentration (ex : certains pommeau de douche deviennent rouge si l’eau est chaude).

Le design sprint par Stéphane Cruchon

Le design sprint c’est… accomplir un projet de 6 mois… en 5 jours!

Au lieu d’attendre le lancement d’un produit pour savoir si l’idée est bonne, Stéphane Cruchon nous propose de récupérer de réelles données basée sur un prototype. Et “si une image vaut 1000 mots, un prototype vaut 1000 meetings”!

L’équipe :

  • côté client : direction et pôle marketing
  • côté agence : sprintmaster, responsable de clientèle, développeur et designer

Chaque semaine concerne un lot (sprint). Un sprint peut être fait lorsque le projet est au stade de l’idée et s’il est nécessaire d’avoir des résultats rapides. Voici le déroulement sur la base d’un MVP (Minimum Viable Product) du sprint :

  • Jour 1 : Comprendre
    Toute l’équipe – Définir les objectifs et besoins du sprint, le parcours client et les opportunités.
  • Jour 2 : Esquisser
    Toute l’équipe – Lister les fonctionnalités et sketcher les interfaces du parcours client.
  • Jour 3 : Designer
    Toute l’équipe – Faire le design des sketches du jour 2.
  • Jour 4 : Prototype
    Direction optionnelle – Animer les interactions à tester en priorité et faire le reste des interactions si on a plus de temps. Définir le scénario de test.
  • Jour 5 : Tester
    Direction optionnelle – Faire des tests utiilsateurs et analyser les résultats. Les corrections suite au tests sont faites la semaine suivante.

Si vous aussi, vous voulez travailler avec des design sprints et creuser le sujet, voilà 3 livres à vous procurer dès maintenant :

L’accessibilité et utilisabilité par Véronique Lapierre

Nous oublions trop souvent qu’une partie non négligeable de nos utilisateurs a besoin d’aide pour consulter de façon optimale nos outils digitaux. Véronique Lapierre nous donne quelques astuces pour que nos interfaces soient accessibles par tout le monde.

  • La couleur, intelligemment tu utiliseras
    Parfois les couleurs ne sont pas assez contrastées pour un effet épuré ce qui gène la lisibilité de certains textes. C’est d’autant plus vrai si nous mettons du texte sur les images. Certaines personnes ne distinguent pas les différentes nuances de couleurs, essayons alors d’accompagner nos indicateurs de couleur par du texte.
  • Les tailles de texte, tu testeras
    Parfois, nous voulons faire rentrer trop de textes dans de petits espaces mais à quoi bon si ceux-ci ne sont pas lisibles ? Ne pas oublier que certains utilisateurs zooment les articles. N’oublions donc pas de les tester même en zommant pour être sûr que l’interface reste lisible.
  • Des zones interactives, tu animeras
    Sur un formulaire, le mise en avant du champs en cours permet à l’utlisateur de ne pas se perdre. Il est important aussi de respecter les tailles minimum des zones interactives (sur les éléments cliquables comme tactiles).

Un petit rappel sur le phygital qui ne fait pas de mal par Eric Marillet

Le phygital est la combinaison de 2 mots : physical et digital.
Depuis déjà quelques années, le parcours client ne se pense plus online ou instore mais en réconciliant ces deux mondes complémentaires. Voici quelques avantages et inconvénients de ses 2 canaux :

Magasin en ligne :

  • Je commande tranquillement de chez moi.
  • J’ai un choix de produits plus varié.
  • La livraison peut être chère.
  • J’attends longtemps avant d’avoir mes produits.
  • Retourner un produit est trop compliqué.

Magasin physique :

  • Il y a un côté plus social avec le vendeur, qui parfois me connaît.
  • Je peux essayer les produits avant d’acheter.
  • J’ai parfois plus de connaissances produit que le vendeur.
  • Il y a trop de monde en magasin et personne de disponible pour m’aider.

Les 3 exemples ci-dessous montrent une bonne alliance du physique et du digitale pour optimiser le parcours client dans sa globalité.

Timberland avec Tap a tag : https://vimeo.com/152754553

Grâce à des mini-tablettes en magasin, les utilisateur peuvent scanner des produits pour avoir plus d’information, se créer des wishlists et voir des produits associés. Timberland a fait de son problème de stock un avantage dans les petites boutiques en afficher un mur de photo produits.

Le résultat : 25 à 35% des clients utilisent ces tablettes, la marque à une meilleure compréhension des préférences utilisateurs et agrège de nouvelles statistiques de conversion.

La Undiz machine : https://www.youtube.com/watch?v=_o08CIIo58g

Undiz a su optimiser une petite surface de vente pour vendre une large gamme de produits. On choisit son produit sur une borne tactile. Le produit nous est fourni par des tuyaux qui font ciruculer des capsules dans le magasin. Plus de 30% de chiffre d’affaire enregistré dans le magasin de Toulouse avec un coût d’installation rentabilisé en quelques mois.

Made.com et son showroom connecté

Nous vous invitons à visiter le showroom de Made.com à Paris. Pour ce pure player de la décoration, il a fallu opimiser ces 840m2 de surface qui peut exposer 2% du catalogue. Un mur est recouvert de blocs de fiches produits à emporter. Derrière chaque bloc, un tiroir avec le tissu vous permet de tester la matière. Des ordinateurs à disposition vous présentent des photos des meubles en situation chez les particuliers. Des mini-répliques de produits sur une table tactile projettent leurs grandeurs natures sur les murs au alentour. Vous pouvez acheter directement grâce à des tablettes en scannant les étiquettes des produits. Il est encore trop tôt pour faire un bilan précis, mais lors de la création du showrom de Liverppol, le chiffre d’affaire de Made.com a doublé dans la région.

De Start-up à Scale-up: les leçons d’Evernote, par Xavier Delpanque

Xavier Delplanque, ex chef produit chez Evernote nous raconte l’histoire de la startup d’evernote et ses stratégies pour faire évoluer le produit. Il nous décrit les années glorieuses d’Evernote qui est  passé de 40 à 400 employés, et les années plus compliquées…

Tout a commencé en 2011 dans la Silicon Valley avec un fondateur Phil Libin, quelques développeurs, et une version bêta d’une appli pour collecter, enrichir et partager des idées.

En 2013, la société est en plein essor : elle lève 155 millions de dollars, embauche 400 collaborateurs et offre son produit à plus de 100 millions d’utilisateurs… un succès ! A l’image des meilleures startups californiennes la conception du produit  est agile et avance avec des design sprints, des évolutions régulières, des tests utilisateurs et surtout une analyse constante des datas. Des nouveaux produits sont alors testés et lancés : Evernote Hello, Evernote Food, Evernote Market, Evernote Business ou encore WorkChat…peut être trop de produits ?

En 2015, les utilisateurs sont perdus car Evernote qui était à la base un outil de prise de note était devenu trop complexe avec trop de fonctionnalités, et la conversion n’est plus au rdv… certains produits ont dû fermer, des employés ont dû partir dont son fondateur Phil Libin remplacé par Chris O’Neill pour faire le ménage dans la start-up en grosse perte de vitesse. En parallèle, des concurrents comme slack arrivent avec un produit et une offre communautaire plus aboutie.

Deux axes stratégiques sont mis en place :

  • Rationaliser en se reconcentrant sur le métier de base d’evernote : la prise de note.
  • Pousser Evernote Premium en limitant l’accès gratuit à certaines fonctionnalités, quitte à générer un peu de frustration.

Conclusion : ne cherchez pas à complexifier vos produits, concentrez vous sur le service principal que viennent chercher vos utilisateurs et votre vraie valeur ajoutée.

L’UX design pour les enfants par Sabina Idler et Liselotte van Wickeren
UX Kids est une agence hollandaise qui nous donne quelques best-practices pour designer des interfaces pour les enfants.

A ne pas faire

  • Ne lancez pas vos produtis sans les tester : le comportement des enfants change très rapidement. Un service qui fonctionne une année peut ne pas marcher l’année suivante.
  • Ne pas prendre son réseau proche comme unique référentiel : il vous faut des testeurs de différents environnement avec différentes tranches d’âge (tout en restant dans votre cible).
  • Evitez de tester vos propres idées : vous pourriez orienter le test. Un collègue peut le faire pour vous.
  • Ne vous adressez pas à une tranche d’âge trop grande : les comportements sont beaucoup trop différents entre des enfants de 5 ans et ceux de 11 ans.

A faire

  • Soyez certains de votre groupe cible pour bien adapter vos questions.
  • Prenez en compte le contexte d’utilisation de votre service (les comportements des enfants sont différents entre la maison et l’école).

Vous l’aurez compris, beaucoup de ces conseils sont applicables pour les grands enfants !

Retrouvez leur conférence ici : https://youtu.be/gv9U04lb_hM?t=7h41m45s

 

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